Si je vous dis: « prenez cette améthyste: elle vous aidera à mieux dormir » ou « utilisez cette malachite, votre arthrose vous fera moins souffrir »… Allez-vous lever les yeux au ciel ? Me dénoncer pour charlatanisme ? Eclater de rire ? Non ?
Alors peut-être faites-vous partie des 35 % de personnes pratiquant déjà volontiers la lithothérapie, ou bien encore des 39% qui ont très envie de s’y mettre (d’après un sondage du magazine « ELLE » effectué en septembre dernier) !

Mais si nous reprenions depuis le début ?

Qu’est-ce que la lithothérapie ?

« Du grec lithos (pierre), la lithothérapie est une médecine douce non-conventionnelle, qui utilise l’aptitude des pierres et des cristaux à dénouer les tensions physiques et psychiques. »
Voilà pour la définition.

En réalité, l’utilisation des minéraux au service du mieux-être n’est pas nouveau, loin de là: en Egypte antique (3100 ans avant notre ère), les pierres étaient broyées pour en faire des fards et des masques de beauté, certes, mais ils étaient aussi utilisés sous forme d’élixirs destinés à atténuer la fièvre, la dysenterie, les maux dentaires et même sur des parturientes lors d’accouchements difficiles.
Les étrusques (7e siècle avant Jésus-Christ), eux, ornaient leurs édifices privés et religieux des plus belles gemmes afin de profiter de leurs bienfaits sur les plans physique et psychologique.

Plus près de chez nous, en Allemagne, c’est Hildegarde de Bingen, religieuse bénédictine mystique, compositrice et femme de lettres qui prôna l’utilisation des pierres au quotidien, au 12e siècle. Elle rédigea à cet effet de nombreux ouvrages, d’ailleurs encore lus de nos jours par les passionnés de lithothérapie (tout au moins ceux qui ne sont pas rebutés par le style religieux et un brin alambiqué de ses écrits, largement imprégnés par sa Foi).